Scépeaux, le général chouan oublié par Tanneguy Lehideux


Marie Paul Alexandre César, vicomte de Scépeaux de Bois-Guignot, malgré une vie intense, reste un grand inconnu des guerres de Vendée et Chouannes. Issu d’une longue lignée de militaires, il fut, entre 1795 et 1796, le général d’une armée de 15 000 Chouans qui s’étendait des portes de Nantes à celles du Mans. Il servit durant toute la guerre de Vendée, avec son cousin d’Autichamp, sous les ordres de son beau-frère Charles de Bonchamps. Par son courage, à la tête de soldats des Compagnies Bretonnes et Angevines, il sauva des milliers de vies lors de la Virée de Galerne et particulièrement lors de la déroute du Mans. Caché sur ses terres angevines, il organisa une armée d’insurgés royalistes et devint signataire de la paix de la Jaunaye puis de la Mabilais. Envoyé de Stofflet à Paris pour négocier avec la Convention en juillet 1795, au moment du débarquement de Quiberon, il reviendra pourtant avec un accord. Il reprendra le combat en septembre pour enfin déposer les armes en mai 1796, après avoir signé avec le général Hoche un traité avantageux pour les insurgés. Il ne participera pas au soulèvement de 1799. En 1810, il se mettra aux services de l’Empire, comme colonel dans l’armée du maréchal Suchet, puis combattra pour la défense de Lyon, en mars 1814 et finira maréchal de camp de Louis XVIII.